La DMLA est une altération/dégénérescence maculaire, non héréditaire, qui arrive avec l'âge (au-delà de 50 ans). On compte environ 2 millions de Français atteints de cette maladie, c’est la première cause de malvoyance après 60 ans. On peut en ralentir l’évolution
La Société française d’ophtalmologie la définit ainsi : « Ensemble des lésions de la région maculaire, dégénératives, non inflammatoires, acquises, survenant sur un œil auparavant normal, apparaissant après l’âge de cinquante ans et entraînant une altération de la fonction maculaire et de la vision centrale. »
Le drusen est un dépôt rétinien en amas de petites tailles et visualisée sous forme de tâches jaunâtres au fond d'œil. Il fait partie du processus normal du vieillissement oculaire. Chez les patients ayant une DMLA, les drusens sont notablement plus abondants avec un phénomène inflammatoire conduisant à une destruction plus large de la rétine. Cette dernière stimulerait la sécrétion d'une protéine, le VGEF (Vascular endothelial growth factor), induisant la croissance de vaisseaux capillaires fragiles (néovascularisation).
La maladie atteint un ou les deux yeux. Le malade se plaint de:
Il n'existe aucun phénomène douloureux.
Il existe deux formes : la forme atrophique et la forme exsudative. Elles peuvent toutes deux coexister sur le même œil.
La forme atrophique (ou "sèche") correspond à une atrophie de la macula. Il n'existe que des traitements préventifs. Cette forme représente 40 % des DMLA et l'évolution vers la dégradation de la vision est, en règle générale, lente. L'atrophie rétinienne épargne longtemps le centre de la macula. Des néovaisseaux choroïdiens peuvent apparaître au cours de l'évolution. L'affection est souvent bilatérale.
Elle représente 20% des DMLA. La forme exsudative (ou "humide") correspond à l'apparition de néovaisseaux choroïdiens (NVC) .De nouveaux traitements anti-angiogéniques peuvent stabiliser voire améliorer la vue.
Il n'y a pas de traitement actuellement connu (curatif ou préventif) concernant la DMLA de forme atrophique. Il n'y a pas de traitement possible de ce type de DMLA atrophique qui laisse un scotome central important mais qui permettra toujours au patient de se déplacer et d'être autonome grâce au champ visuel périphérique qui n'est pas atteint.L'arrêt du tabac et la perte de poids sont fortement conseillés, même s'il n'existe pas de preuve sur leur efficacité quant à l'évolution de la maladie. Une supplémentation vitaminique (Vitamine B9, B6 et B12) de vitamine C,E, bêta-carotène et zinc, ralentirait sensiblement la progression de la maladie.
Le traitement de la DMLA néovasculaire
-la photocoagulation par laser argon ou krypton, qui les stabilise une fois sur deux.
Elle permet ainsi de ralentir l'évolution de la maladie
-La thermothérapie transpupillaire pourrait être utilisée en cas de DMLA exsudative. son efficacité serait comparable à la photothérapie dynamique chez les patients avec basse vision.
-L'utilisation d'anticorps monoclonaux recombinants a été proposée avec une certaine efficacité pour freiner l'évolution de la forme exsudative de la maladie. Ce sont essentiellement le pegabtamib de sodium, le ranibizumab et le bevacizumab.
Principe actif (Haute autorité de santé , commission transparence avis mars 2007)
ranibizumab : LUCENTIS 10 mg/ml, solution injectable
Boîte de 1 flacon de 0,3 ml 1.2.
Indications
LUCENTIS est indiqué dans le traitement de la forme néovasculaire (humide) de la
dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).
Posologie et mode d’administration
Flacon à usage unique pour administration intravitréenne exclusivement. La dose recommandée de Lucentis est de 0,5 mg (0,05 ml).
Le traitement par Lucentis commence par une phase d’induction avec 1 injection par mois pendant 3 mois consécutifs, suivie d’une phase de maintien au cours de laquelle l’acuité visuelle des patients sera contrôlée une fois par mois. Si le patient présente une perte d’acuité visuelle de plus de 5 lettres à l’échelle « Early Treatment Diabetic Retinopathy Study » (ETDRS) ou l’équivalent d’une ligne sur l’échelle de Snellen, Lucentis doit être administré. L’intervalle entre deux doses ne doit pas être inférieur à 1 mois.
Lucentis doit être administré par un ophtalmologue traitant la DMLA, qualifié ayant l’expérience des injections intravitréennes.
Associations :DMLA :www.associations-DMLA .com
Retina France : www.retina.fr/
Sites d’info : www.dmlainfo.fr
www.sfo.asso.fr société française d’ophtalmologie
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