Quelle retraite pour les auto-entrepreneurs ?

retraite complémentaire

Publié le : 05 juin 20207 mins de lecture

Êtes-vous tenté par l’aventure de l’auto-entrepreneuriat ? Un statut simple et accessible à tous, ce statut a rencontré un franc succès depuis sa mise en place le 1er janvier 2009. Beaucoup d’entrepreneurs sont séduits par son fonctionnement très souple, ses nombreux avantages fiscaux et sociaux et sa comptabilité simplifiée. Rassurez-vous, ce statut vous donne droit à la retraite, comme tous les autres entrepreneurs, mais seulement avec un régime différent. Tout ce qu’il faut savoir sur l’auto entrepreneur et retraite.

Auto-entrepreneur : à quel régime de retraite êtes-vous soumis ?

Gérée par la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) autrefois appelée RSI ou par la Cipav pour les professionnels libéraux, la retraite des auto-entrepreneurs est soumise au régime micro-social. Ce dernier a été mis en place pour simplifier toutes les démarches d’accès à la retraite. C’est la SSI qui prend en charge l’encaissement et la gestion des cotisations qui sont calculées en proportion avec le chiffre d’affaires global déclaré chaque mois ou chaque trimestre. Un taux unique de 12,8% ou de 22% est appliqué lors du calcul de vos cotisations, en fonction de la nature de votre activité. Si vous affichez un chiffre d’affaires de 70000 euros en une année, vous vous acquittez d’un forfait de cotisations de 15400 euros par an, si on applique un taux forfaitaire de 22%. Ce montant ne couvre pas seulement la retraite, mais également la maladie, l’invalidité, la maternité, la CRDS et la CSG. Cette procédure vous permet de vous échapper à une lourde comptabilité et aux fastidieuses démarches de déclaration. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.aeterniapatrimoine.fr.

Comment sont-ils validés les trimestres de retraite en auto-entrepreneur ?

Selon la règle concernant la retraite et auto entrepreneur, la retraite de ce type de professionnels est validée en fonction du nombre de trimestres auxquels ils ont cotisé, comme dans le régime de retraite du RSI, mais dans des conditions différentes. Il faut se référer sur les seuils minimums de chiffre d’affaires et sur la nature de votre activité. Pour valider un trimestre, un professionnel spécialisé dans l’activité commerciale comme la restauration ou l’hébergement doit déclarer un chiffre d’affaires de 4137 euros, contre 7286 euros pour deux trimestres, 10426 euros pour 3 trimestres et 20740 euros pour 4 trimestres. Quant aux professionnels libéraux, il faut déclarer un chiffre d’affaires de 2880 euros pour la validation d’un trimestre, de 5062 euros pour deux trimestres, de 7266 euros pour 3 trimestres et de 9675 euros pour 4 trimestres. Concernant les prestataires de services commercial et artisanal (BIC), la déclaration d’un chiffre d’affaires de 2412 euros est exigée pour valider un trimestre. Cette somme s’élève à 4239 euros pour la validation de 2 trimestres, à 6071 euros pour 3 trimestres et à 12030 euros pour 4 trimestres. Si vous déclarez donc un chiffre d’affaires annuel de 10000 euros en tant qu’auto-entrepreneur prestataire de services, vous pourrez valider 3 trimestres, contre 2 trimestres seulement pour un auto-entrepreneur commerçant.

Combien percevrez-vous au final ?

Lors de votre retraite, vous aurez droit à une indemnité journalière, à l’instar de tous les salariés. Mais combien percevrez-vous exactement ? Encore, une fois, cela dépend du nombre de trimestres validés. Si vous réussissez à valider les 4 trimestres, vous bénéficierez d’un taux plein. Le montant de votre indemnité journalière est donc équivalent à 50% de votre revenu moyen journalier. Ce dernier est évalué à partir du chiffre d’affaires que vous avez déclaré durant les 3 dernières années civiles en activité, c’est-à-dire, avant le départ en retraite. Pour connaître le revenu final, un abattement forfaitaire est applicable, selon chaque activité. Pour les auto-entrepreneurs spécialisés dans les activités commerciales, cet abattement est à 71%. Il est à 50% pour les professionnels de la prestation de service commerciale et artisanale et à 34% pour les spécialistes des activités libérales. Si vous êtes donc un prestataire de service commercial ou artisanal qui réalise un chiffre d’affaires de 10000 euros, votre revenu moyen annuel s’élève à 5000 euros. Si on applique le taux plein afin de calculer votre indemnité journalière, le montant de votre indemnité journalière est à 6,84 euros (5000 eu ros /730). Vous pourrez le compléter avec une retraite complémentaire personnelle. Il faut noter que le montant des indemnités journalières ne doit pas dépasser la somme de 54,43 euros. Sachez également que vous pourrez à la fois percevoir votre retraite quand l’âge légal du départ en retraite est atteint, tout en restant auto-entrepreneur.

Souscrire à une retraite complémentaire auto-entrepreneur, c’est possible

Pour compléter votre retraite accordée par la SSI, il est tout à fait possible, voire même conseillé, de souscrire une retraite complémentaire auto entrepreneur pour avoir un avenir plus sûr. Cela vous permettra de compléter vos revenus, une fois que vous partez en retraite. Différentes alternatives s’offrent à vous. Vous pourrez ouvrir un compte Plan d’Épargne en Actions pour investir dans la bourse. N’hésitez pas non plus à souscrire un contrat d’assurance-vie pour épargner sûrement et efficacement. En versant des primes d’assurance, vous pourrez profiter de votre épargne sous forme de rente ou de capital quand votre contrat d’assurance prendra fin. Et pourquoi ne pas signer un contrat Madelin ? C’est idéal si vous êtes professionnels libéraux, commerçants ou artisans. Investir dans l’immobilier locatif pourra également vous générer des revenus complémentaires pendant votre retraite.

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